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Une petite histoire des lignes en soie naturelle

Les Soies Naturelles

 La ligne utilisée pour la pêche à la mouche traditionnelle s’appelle soie. Avant l’arrivée des matériaux synthétiques, les seules soies utilisables étaient des soies naturelles. Puis sont arrivées les sois dites auto-flottantes,ou synthétiques, faites avec une tresse intérieures en nylon, recouverte d’un apprêt en plastique dans lequel sont incorporées des millions de microscopiques bulles d’air.

Dans son livre référence « Confidences d’un pêcheur à la mouche » Raymond Rocher écrivait en 1971 : « Les nouvelles lignes auto-flottantes d’origine américaines ne sont conseillées que dans des eaux acides ou très pollués, où les soies naturelles ont du mal à flotter.Elles présentent le grave inconvénient d’être d’un diamètre supérieur ,pour le même numéro, pour une densité bien moindre.De plus contrairement à ce qui est promis elles finissent assez vite par ne plus être flottantes et sont d’ailleurs vendues avec un produit « nettoyant » qui est en fait une graisse déguisée. »
Dans « L’art de la pêche à la mouche sèche » publié quelques années plus tard,le Dr Pequegnot écrit que«pour l’amateur raffiné, rien ne remplacera la soie naturelle pour les lignes de pêche , qui, à ses qualités propres, ajoute l’attrait d’une matière noble et constitue un élément traditionnel de l’esthétique de la pêche à la mouche.»
On ne peut pas parler de pêche à la mouche sans parler de l’esthétique. La première fois où j’ai vu un pêcheur au fouet, j’avais 11 ou 12 ans,je suis resté sans voix devant la beauté des gestes de ce pêcheur. Et les arabesques de la soie sont encore inscrites dans ma mémoire!
Mais je vais aujourd’hui plus vous parler de bien être que de beauté! Du plaisir de pêcher plus que de la beauté du geste.
Les soies dites « naturelles » présentent une supériorité flagrante en matière d’efficacité et de résultats, par rapport aux lignes en plastique, dans bien des situations rencontrées au bord de l’eau.
Elles sont utilisées dans la pêche à la mouche depuis un siècle sans que que les lignes modernes synthétiques aient réussi à les faire oublier d'autant qu'autrefois uniquement parallèles, elles sont désormais fabriquées dans les différents profils TT, DT, WF........ .et que leur classement AFTMA est également le même que pour les soies synthétiques.
Évidemment je ne parle pas des pêches à la mouche en mer.
Si vous venez pêcher en Aragon en automne vous ne pourrez pas pêcher de manière agréable si vous n’utilisez pas une soie naturelle, et en plus vous prendrez beaucoup plus de poissons !

Un peu d’histoire

La soie naturelle est issue vous le savez sans doute d’un cocon fabriqué par une chenille avant sa transformation en papillon le fameux Bombyx du Murier.

En Chine ce papillon et son cocon sont connus depuis la plus haute Antiquité. (Au moins trois mille ans!).

La fameuse Route de la Soie ne porte pas son nom pour rien!

 Ces fameux fils de soie dont les secrets de production et de tissage étaient bien gardés ont permis à l’Empire du Milieu d’être pratiquement jusqu’à la Renaissance le seul producteur de tissu de soie.

 Mais quand je parle de soie naturelle je vous parle du fil de soie qui sert à faire le tissu appelé «soie».

Par contre pour fabriquer autrefois les premières soies naturelles, pour la pêche il a fallut utiliser une machine appelée fileuse qui permettait d’obtenir un fil plus épais et plus solide que le fil issu du cocon. Ce fil magique servait à faire également des fils de suture pour la chirurgie. Aussi résistant que l’acier il craint beaucoup l’humidité et peut moisir assez facilement.


Après la Chine, l’Italie. et en particulier la Sardaigne et la Sicile, se spécialise avec l’Angleterre, dans la fabrication de l’organsin.  Vous ne savez pas ce qu’est l’organsin?

 Avant d’écrire cet article il me semblait avoir lu ce mot quelque part, mais ma mémoire (autrefois d’éléphant) n’étant plus performante je dus recourir à la magie d’internet. Et bien chers amis, l’organsin est en quelque sorte un cordonnet de soie grège qui est une des base de la réalisation d’étoffes de soies.

Gabriel Garcia Marquez en parle dans son fameux roman « Cent ans de Solitude ». Que je vous recommande surtout si vous ne connaissez pas le réalisme magique des Colombiens …..


Les Italiens pratiquaient le filage mécanique depuis le début du XVIIe siècle, et un certain John Lombe entre en jeu dans ce roman d’espionnage industriel. John qui était tisserand en Angleterre, fut envoyé par son frère pour observer les machines italiennes qui produisaient l'organsin, ce fameux fil de soie grège essentiel pour le tissage des soieries fines.

 L'histoire raconte qu'il se fit embaucher dans l'un des ateliers italiens où étaient utilisées les mystérieuses machines à soie. Il y revint de nuit et les dessina soigneusement à la lumière de la bougie. Il rapporta ensuite les dessins avec lui en Angleterre, en 1716. Et ensuite ce brave John fut victime d’une femme douteuse,mystérieuse italienne qui lui fit boire un bouillon de 11 heures.Et il en mourut....Probable vengeance du Roi de Sardaigne.

Mais son frère aîné fit construire la fileuse et l’Angleterre put produire de la soie….

Mais revenons à nos moutons en l'occurence notre soie naturelle pour pêche à la mouche.


Il est difficile d’imaginer de nos jours le matériel de pêche de l’époque.La pêche de loisir et donc la pêche à la mouche se développe et sous l’influence de F.M. Halford en Angleterre une petite partie des gentlemen décident de pêcher a la mouche sèche, mais bien sur c’est presque mission impossible avec un crin de cheval ou une soie de Florence tressés de lancer une mouche. Alors…

........En 1880, MM Eaton et Deller, fabricants d’articles de pêche et de cordages,produisent les premières lignes en soie naturelle tressée avec une huile de lin bouillie pure. Appliqué sous pression par une pompe à air, une méthode dérivée des expériences effectuées par MM Deller et Hawkesley, sur la base des suggestions faites par FM Halford.

 Les résultats sont suffisamment probants pour qu’en 1894, la firme Hardy présente le « Houghton DD ligne spéciale à la mouche sèche » de 35 mètres. En 1899, cette soie prit le nom de « Corona » elle est restée dans les catalogues jusqu'en 1969.

 Si vous trouvez une soie Corona d’occasion ne la laissez pas passer... En 1908, P.D. Malloch de Perth a commencé à produire la plus célèbre de toutes les soies de pêche, la "Kingfisher". C’est à partir de cette soie que seront définies les premières normes de fabrications.

Les soies coniques Double Taper (DT), les soies Weight Forward (WF), et les soies parallèles (L). Chaque profil étant numéroté en fonction du poids des 9,41 derniers mètres de la soie,de 1 à 12 et d’une autre lettre (S coulante,F flottante ,I intermédiaire) en fonction de la capacité à flotter ou á couler. 

C’est l’AFTMA (American Fishing Tackle Manufacturers Association) qui a uniformisé cette numérotation.

En France la firme Masson a produit les soies StopFish jusqu’en 1960,et pendant quelques années,petit à petit les soies synthétiques ont été les seules disponibles ou presque. Actuellement des artisans ont repris la production de soies naturelles et à ma connaissance cette production connaît un sucés croissant.

 Que nous dit la science?

La densité des lignes à mouches en soie naturelle imprégnée est bien plus élevée que celle des soies en plastique de type flottant. Il en résulte que pour deux lignes de poids équivalent équilibrant une même canne , celle en soie naturelle, de diamètre beaucoup plus fin, fendra mieux l’air, se déroulera mieux (formera une boucle plus serrée) et « percera » mieux dans le vent, que celle en plastique. En effet, la flottaison des lignes modernes en matière plastique est obtenue par l’inclusion dans l’épaisseur de l’enrobage plastique de centaines, voire de milliers de microbulles d’air. Pour une soie d’un numéro supérieur à 6, cela n’est guère gênant. En revanche, pour les petits numéros de ligne et notamment ceux de plus en plus utilisés pour la pêche des truites difficiles ou surtout des ombres (soies n°2, 3, ou 4) le fabricant pour assurer la flottaison de la pointe, doit lui conserver un diamètre élevé permettant d’inclure suffisamment de bulles d’air. 


Mais c’est surtout dans des conditions difficiles que les soies naturelles sont à leur avantage. En effet si vous essayez de pêcher contre le vent avec une soie plastique, vous allez avoir de grandes difficultés. Ce sera (un peu) plus facile avec une soie naturelle. Mais en plus de permettre une facilité dans le lancer, c’est essentiellement au moment de l’arraché que vous verrez la différence. Je me rends compte que je n’écris que pour des initiés…. Quant vous relevez votre soie en fin de dérive, ce fameux « arraché » vous permets de donner une énergie cinétique à votre ligne et donc facilite le nouveau lancer. Mais le problème avec les soies synthétiques c’est que du fait même de leur densité et de leurs qualités physiques, elles adhèrent à la surface de l’eau bien plus qu’une soie naturelle et génèrent un mouvement,une onde qui va faire souvent fuir tous les poissons à la ronde. Faites l’expérience si vous en avez le loisir. Bien sûr,il est toujours possible, par des gestes techniques de diminuer cet inconvénient.C’est le fameux « arraché roulé », qui fait décoller la soie , mais qui n’est pas toujours facile à réaliser.

Par contre il semble bien que actuellement la quasi totalité des pêcheurs anglo-saxons, et mème européens ne connaissent pas ou en tout cas n’utilisent pas ce type de ligne.Et il semble aussi que les utilisateurs de soie naturelle soient plus des pêcheurs d’un certain âge voire d’un âge certain !


Il est évident qu’une soie naturelle est peut être un plus chère qu’une soie en plastique et qu’elle nécessite un peu plus


d’entretien. Ceci explique peut être cela.....




Voyons maintenant comment se fabrique une soie naturelle.

Il faut d’abord une « âme »en soie naturelle tressée à partir du fil de soie du cocon et ensuite cette tresse est enduite avec un mélange d’huile végétale et de produits plus ou moins secrets selon les fabricants. Si la soie est parallèle la tresse est uniforme, il n’y a aucune différence d’épaisseur . Par contre pour pouvoir réaliser une DT ou une WF, il faudra épaissir le fuseau selon le profil recherché. L'opération démarre à partir de la soie grège qui est blanche à l'origine, importée le plus souvent de Chine, dont le fil ou bout fait 20/22 deniers (1 denier= 1g/9000m) , et dont plusieurs sont assemblés pour former l’âme qui sera teintée chez un moulinier,puis on assemble sur des canettes le nombre de fils en fonction de la soie à obtenir dans le respect de la norme (AFTMA).

Vient le tressage sur une tresseuse 16 fuseaux en variant le nombre de fils selon le profil à obtenir, plus pour le ventre,moins pour la pointe, inchangé pour une parallèle!

Après un dégraissage, puis une enduction pour imprégner la soie" à cœur" et faire barrage à l'entrée de l'eau vient une opération très importante le séchage à température régulée et hors poussière et le ponçage manuel et vernissage avant pesage suivant la norme AFTMA, Ce n’est qu’ensuite que l’on va graisser la soie et la conditionner pour l’envoyer aux marchands

L'intérêt du fil de soie réside dans son absence d'élasticité, sa résistance mécanique est égale à celle l'acier, mais c'est un fil à protéger car il n'aime pas l'eau…

On pourrait se demander pourquoi certains pêcheurs, dont je suis, préfèrent utiliser ce genre de lignes, plutôt que des soies synthétiques théoriquement plus performantes et nécessitant un minimum de soin. Je pense sincèrement que ce n’est pas du snobisme, ou non plus un attachement quasi rétrograde aux choses du passé.Je ne pèche pas en soie naturelle par nostalgie...Mais néanmoins le côté artisanal et manuel de la fabrication, mais aussi de son utilisation donne à ces soies un petit côté suranné qui n’est pas pour me déplaire. Pour nous déplaire, puisque le marketing on line permet de payer en trois fois sans frais, nous pouvons être modernes dans notre manière de consommer et archaïques dans le choix de notre ligne.


Soies du marché actuel

Soies Thébault Soies Chambord Soies Antonio Perez

Actuellement non disponibles.Je regrette un peu les soies Thébault qui m’ont donné toujours satisfaction.


Soies Terenzio (Italie)

Le fabricant italien Zandri Terenzio est devenu une référence quasi incontournable pour les pêcheurs à la mouche.Installé près de Rome dans le Sud de l’Italie, cet artisan fabrique depuis près de 30 ans des soies naturelles et synthétiques d’un très haut niveau technique. Il a acquis au fil des années une réputation de maître artisan dans la fabrication de soies aux caractéristiques et aux profils uniques en Europe. 

Il a même réussi à créer une «soie» synthétique pour pêche à la nymphe au fil uniquement réservée aux pêcheurs à la nymphe qui aiment quand même pêcher avec une soie naturelle…..

 En effet à ma connaissance c’est le seul fabricant à proposer une soie naturelle d’un diamètre et d’un poids qui permette de la classer dans le cadre des soies nº0…. Il s’agit de la soie Terenzio NAF 7/0

Ce qui me connaissent savent que je ne comprends pas que l’on puisse pêcher à la nymphe au fil avec une canne à mouche…..

Par contre le même fabricant propose une « vraie » soie naturelle qui se décline en plusieurs tailles allant de la DT 1 à la DT 7 ou de la WF2 à la WT7

Cette soie est idéale pour les pêches fines (sèche ou nymphe à vue), à moyenne, longue et très longue distance.

Sa stabilité en l'air est remarquable, elle facilite les pêches de précision à toute distance.

Son profil spécifique CT assure naturellement des présentations légères et extrêmement délicates.


Soies Naturelles Ver à Soie (Pêche à Soie)


Ces soies naturelles françaises sont réalisées selon un procédé de tissage traditionnel. L’injection et la polymérisation de l’huile et du vernis permet d’obtenir des lignes régulières à la flottaison parfaite. Le pré rodage mécanique effectué sur chacune de ces soies autorise une utilisation intensive dès les premières parties de pêche. La finesse et la flottaison haute de la soie naturelle minimise les dragages. Leur densité les rend faciles à lancer y compris dans des conditions difficiles. Il y a plusieurs profils de soies et chacun se décline en plusieurs numéros.

Le profil DT est le plus classique, et à l’avantage d’avoir une boucle à chaque extrémité,

Le profil de soie DTR comporte une pointe extra fine qui permet de faire des posés extrêmement discrets.

La DT CL (cône long) est ma préférée, elle pénètre l'air avec une grande facilité et comme les autres répond à la norme AFTMA, et permet des arrachés et des roulés magnifiques.

Depuis 1820, la société AU VER A SOIE ® produit de la Soie pour tous les usages. Fournisseur de la haute couture parisienne pour les caprices des dames, elle en conçut jusqu’au milieu du XXème siècle, pour les caprices aquatiques des plus fins pêcheurs.

L’avènement des polyesters et autres nylons sonna le glas du département pêche de la société. Mais l’histoire est un éternel recommencement et la PME française, qui a connu à ses commandes 5 générations de la même famille, fait aujourd’hui son grand retour dans le monde de la pêche.

AU VER A SOIE ® s’associe avec Michel RIGAULT, ancien conseiller technique de PEZON et MICHEL, pour relancer ses fils de pêche à la mouche 100 % naturels.

Produits écologiques, les soies de pêche AU VER A SOIE ® répondent parfaitement aux exigences des pêcheurs à la mouche tout en étant parfaitement développement durable.


Soies Phoenix:

Les soies naturelles PHOENIX sont réputées depuis de nombreuses années pour leur diamètre plus fin pour un même numéro en comparaison des soies synthétiques et leur plus grande souplesse. Ces avantages permettent une plus grande précision de poser de la mouche.

Les soies Phoenix à l’origine anglaises sont maintenant fabriquées en France.

Fabriquées à l'origine en Angleterre, dans le West Midlands par Noel Buxton. qui a revendu son entreprise à Mike Brookes venu s'installer en France 

Plusieurs profils sont proposés : Parallèle, DT double et simple fuseau, WF, TT, saumon. Les soies sont toutes livrées avec une boîte de graisse spéciale. Elles peuvent être utilisées sur tous types de moulinet manuel ou semi-automatique. 



Les soies de Lozère Michel SANDON

Une soie importée de Tunisie

Tisser la soie consiste à réaliser de façon artisanale le fil utilisé pour la pêche à la mouche. Auparavant, la soie, c’était du fil de soie de Chine tressé et enduit d’huile de lin ou de poix, aujourd’hui la soie de vers à soie est importée de Tunisie.

La soie, après cuisson, prend une couleur verte, elle est ensuite imprégnée selon une méthode propre à Michel Sandon, découpée ensuite en morceau de 17 à 25 mètres, tissée ensuite à l’aide d’un métier à tisser afin d’obtenir un fil de 25 brins à 10 brins. Ce fil de soie peut être projeté jusqu’à 30 mètres. Il va flotter sur l’eau selon la technique de la pêche au fouet. À son bout, une queue-de-rat en nylon fini l’ensemble de la ligne sur laquelle est positionnée une mouche ou nymphe.


Le prix d’une soie naturelle peut paraître élevé , mais en fait les soies synthétiques de bonne qualité sont quasiment au même prix. A titre de comparaison une Soie flottante Orvis Pro Trout Textured WF 3 est vendue 169,00 € et une Soie Pêche à soie DT3 Cône Long est à 172,00 €. 



Conseils de graissage et d’entretien 

Je ne résiste pas au plaisir de vous donner ce type de conseils . Ceux qui me connaissent savent bien que je ne fais jamais ça…..hélas….

Pour que votre soie naturelle vous donne entière satisfaction, je vous conseille :

1°) De la graisser avant son utilisation. Pour cela :

Mettez un peu de graisse sur votre pouce et l’index ou sur un tissu microfibres et frottez votre soie entre ces deux doigts.

2°) N’utilisez que la graisse livrée avec votre soie ( J’utilise personnellement de la graisse à traire voire de la vaseline)

3°) Après votre partie de pêche, faites sécher votre soie soit en l’essuyant soit en la lovant sur

une table.Vous trouverez mille et une manières de faire sécher la soie.Il existe des enrouleurs de soie

3º bis) Pensez également à faire sécher le backing sauf si comme moi vous utilisez un backing creux et non du Dacron.

4°) Ne laissez jamais traîner votre soie sur une surface dure comme du béton par exemple. Evitez de marcher sur votre soie.

À ce propos j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre pourquoi en rivières à truites normales les pêcheurs utilisent des moulinets manuels et non pas des semi automatiques dont le principal avantage et d’éviter que la soie ne traîne par terre.

5°) Ne pas nettoyer votre soie avec un détergent.

Si vous respecter ces quelques conseils, la durée de vie de votre soie se trouvera rallongée de plusieurs années.


Maintenant, pour la nettoyer en fin de saison si cela vous parait nécessaire et l'hiverner ensuite.....ce n'est pas compliqué!!:


1/ Dans un bocal préparer 250cc d'eau chaude (45°) avec 20cc d'alcool à brûler et quelques gouttes de liquide vaisselle, pas plus...y plonger la soie un instant et bien secouer le bocal pendant 2 mn...., recommencer au besoin puis

2/ étendre la soie pour la bien faire sécher à l'air libre si possible, tendue entre deux arbres pour ceux qui ont de la place….

3/Une fois sèche, il faut la plonger dans un bain d'essence de térébinthe quelques minutes, .............le temps de faire fondre de la graisse d'oie ou de canard dans laquelle on rajoute deux cuillères à soupe d'huile de lin….

4/On immerge alors la soie bien essuyée dans le mélange chaud mais pas brûlant jusqu'à ce que la graisse fondue se fige en refroidissant

5/On la sort pour l'essuyer avec un papier absorbant pour enlever l'excédent de graisse et dans petit sac en tissu (sans la contraindre sur un enrouleur plus ou moins sophistiqué)..et on lui fait passer l'hiver à l'abri de la poussière et de la lumière...pour la retrouver comme neuve à l'ouverture suivante..!

Pour ceux que la graisse d'oie rebute, il est bien facile après le bain d'essence de térébenthine, et une fois la soie sèche, de la graisser plus simplement avec la graisse prévue pour et fournie par le fabricant.....ou de la simple vaseline!!




Annexes



* »Tandis qu’il massait avec des blancs d’œufs les seins érectiles d’Amaranta Ursula, ou adoucissait à l’huile de palme ses cuisses élastiques et la peau de pêche de son ventre, elle jouait à la poupée avec l’impressionnant zizi d’Aureliano, lui dessinait des yeux de clown avec du rouge à lèvres et des moustaches de turc au fusain à sourcils, et lui mettait des petites cravates d’organsin et des petits chapeaux en papier d’argent. » 

(Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude, 1967 traduit par Claude et Carmen Durand, 1968, Seuil, chapitre 20, page 449)




Réservez pour l'ouverture
par Gilbert Marc 3 avril 2025
En lisant ce post vous comprendrez pourquoi j'ai mis en photo ce streamer appelé Mickey Finn Avant de vous parler des cycles de la lune et de leur influence sur le comportement des poissons, je voudrais vous poser une simple question,connaissez vous Rudolf Valentino ? Non….Et pourtant cet acteur italien, gloire de l’âge d’or du cinéma muet aux États Unis, latin lover idole des jeunes femmes du monde entier,meurt à 31 ans des suites d’une péritonite. Mais des rumeurs affirment qu’il serait mort empoisonné,dans un bar new-yorkais, après avoir bu un cocktail un « Mickey Finn » versé dans son verre par un garçon de café jaloux de sa célébrité. Le vocable Mickey Finn, aujourd'hui entré dans le langage courant, est apparu dans les années 1910 comme argot des barmans pour désigner une poudre ou un liquide ajouté au verre d'un client afin de le rendre incapacitant, ou, par extension, la boisson contenant l'agent incapacitant. L'utilisation de « gouttes assommantes » (généralement de l'hydrate de chloral) pour neutraliser les clients ivres des bars remonte aux années 1890, voire plus tôt. Cependant, le médicament était généralement administré par un tiers, avec ou sans la complicité du barman, et la victime était ensuite dévalisée ailleurs. Cependant, Michael « Mickey » Finn (1871–?), qui exploitait le Lone Star Café and Palm Garden dans le tristement célèbre Levee District de Chicago de 1896 à 1903, préférait administrer lui-même la drogue, dans son « Mickey Finn Special », et dévaliser les clients dans l'arrière-boutique. Son bar ferma ses portes en 1903, mais son dévouement à cette pratique lui valut de toute évidence une renommée dans le milieu des barmen. En 1918, plusieurs barmans et serveurs de Chicago furent arrêtés pour avoir mis de la « poudre Mickey Finn », comme l'indiquaient les emballages, dans les boissons de leurs clients, soit pour s'en débarrasser, soit pour les punir d'une mauvaise conduite présumée. Cette fois, la poudre était un émétique tartrique et son action était gastrique plutôt que systémique. Ce type de Mickey Finn resta en usage pendant toute la Prohibition, avant de disparaître dans les années qui suivirent. Malheureusement certaines drogues modernes permettent cette pratique, qui doit maintenant nous faire craindre le pire quand on va boire un verre en boite de nuit... Mais qul rapport avec la pêche à la mouche? Vous allez comprendre... Le comportement des poissons est il lié aux cycles lunaires? Vous êtes un passionné de pêche et vous souhaitez maximiser vos prises en 2025 ? Vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous vous dévoilons les secrets du calendrier lunaire pour la pêche et vous expliquons comment les différentes phases de la lune peuvent influencer votre succès au bord de l'eau. Ne ratez pas cette occasion unique de découvrir les meilleures périodes pour sortir votre canne à pêche et profiter pleinement des bienfaits de cette activité en harmonie avec la nature. Que vous soyez un pêcheur amateur ou un véritable expert, il est crucial de comprendre l'impact des cycles lunaires sur les poissons et leur comportement. Dans ce guide détaillé, nous vous présenterons les phases de la lune les plus favorables pour la pêche, ainsi que des conseils pratiques pour planifier vos sessions de pêche selon le calendrier lunaire 2025. Alors, sans plus attendre, plongeons dans les mystères de la lune et apprenons à pêcher en synergie avec ses cycles pour augmenter nos chances de réussite ! Voilà ce que l’on peut trouver sur le Web quand nous cherchons des informations sur la relation entre l’activité des poissons et les phases du cycle lunaire et du cycle solaire. Personnellement je trouve un peu difficile à croire que l’on puisse prévoir les bons moments pour aller pêcher en se basant uniquement sur les étoiles et la position de la terre par rapport à la lune et au soleil. Mais après tout pourquoi pas ? Quand vous êtes en retraite, mais pas en retrait de la vie de la vie active, ou quand vous êtes en activité professionnelle, avec des obligations sociales et familiales, le meilleur moment pour aller à la pêche c’est quand vous le pouvez ! Et peu importe la lune, le soleil , le vent ou la pluie. Et si par chance vous n’avez que la pêche comme seule activité de loisir et que le reste de votre temps soit dédié à la méditation contemplative, il est évident( enfin évident pour moi) que vous allez pêcher le plus souvent possible.Si bien sûr la passion vous dévore. J’écris ce post parce que ce matin il pleut très fort, il fait très froid et il y a un vent à décorner les bœufs et toutes les rivières de l’Aragon sont teintées de boue et de neige fondue. Et pourtant si je consulte le calendrier lunaire il faudrait que je sois au bord de l’eau….Maintenant quand il pleut avec du vent nous pouvons donner un nom à la dépression qui nous rafraîchit, aujourd’hui c’est Nuria qui va me priver d’un coup de midi exceptionnel ! Donc pour revenir à notre calendrier prévisionnel d’activité des poissons, je dois avouer, que malgré tous mes doutes, je me suis intéressé à ces prédictions. Donc un peu d’histoire.... John Alden Knight a développé il y a un siècle environ une méthode de calcul permettant de préciser des instants de regain d’activité sur les animaux et les plantes. John Alden Knight (1890-1966) était un banquier, un écrivain, un monteur de mouches, un chasseur, un naturaliste, un expert en casting, un cinéaste de pêche et un développeur des Solunar Tables. Ou en français Tables Solunaires. « Jack » Knight, comme le surnommaient ses amis, a surtout contribué à populariser un simple streamer jaune et rouge en forme de bucktail (surnommé « L'Assassin »), qu'il a rebaptisé « Mickey Finn » en raison de sa capacité à éliminer les truites mouchetées et les truites arc-en-ciel des rivières de l'état de New York. Knight était ami avec les plus célèbres pêcheurs à la mouche américains des années 1910 1930: Hewitt, Jennings, LaBranche et Alfred « Sparse Grey Hackle » Miller, et a passé beaucoup de temps à développer son expertise en pêche à la mouche et en montage de mouches sur les rivières Beaverkill, Neversink, Esopus et Brodhead avec ces hommes de renom. Son amour pour la chasse et la nature l'a amené à être l'un des premiers partisans de la pêche avec remise à l'eau : « L'avantage de la pêche, c'est qu'on peut toujours les remettre à l'eau. » Mais ce qui va le rendre célèbre et presque immortel fut la codification méthodique des effets rythmiques des phases du soleil et de la lune sur les poissons (et le gibier) en les divisant par longitude et latitude dans ses Tables Solunaires, élaborées en 1926 et publiées en 1934, qui remportèrent un succès immédiat (et quelques moqueries). Outre plusieurs ouvrages de chasse réputés, il est également connu pour ses ouvrages « Theory and Technique of Fresh Water Angling », « The Complete Book of Fly Casting » et « Modern Fly Casting ».Tous ces livres sont reconnus pour être des références pour l'époque. Qulle est la base de la théorie? Il y a en principe deux périodes favorables le matin et deux le soir correspondants au levers et couchers du soleil et de la lune. Plus le soleil et la Lune seront proches de la Terre, plus forte sera leur influence. Ainsi, chaque mois, le jour d’une nouvelle Lune ou d’une pleine Lune fournira l’influence la plus forte. Une activité accrue des poissons est observée lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés. J.A Knight avait dressé une liste de 33 éléments qui selon lui pourraient influencer le comportement des poissons. Après une étude méthodique, il arriva à la conclusion que l’activité des poissons est principalement liée à l’influence de deux acteurs : le soleil et la lune. Ainsi pour John Alden Knight , l’activité des poissons d’eau douce comme ceux de mer suit la conjugaison des forces exercées par la lune et le soleil sur notre planète (et donc de sa résultante pour les pêcheurs en mer : les marées). Afin de vérifier sa théorie, il a échantillonné près de 200 prises et pratiquement 90% des poissons avaient été capturés aux moments calculés dans les tables solunaires (soleil-lune). Une expérience réalisée par le docteur Frank A. Brown, biologiste à l’université de Northwestern (Chicago), a montré que les plantes étaient influencées par la Lune et non par les forces des marées, corroborant ainsi l’hypothèse de Knight. Les premières tables furent publiées en 1934. Cinq ans plus tard, elles sont adoptées outre-Atlantique et paraissent en France. C’est Tony Burnand rédacteur en chef de la Revue Verte, qui deviendra ensuite « Au bord de l’Eau »,qui fera la promotion des ces tables. Depuis, ces tables sont éditées chaque année. Elles ont surtout été adoptées par bon nombre de passionnés de la pêche aux États Unis et à travers le monde. Les tables solunaires de J.A Knight permettent de déterminer : 1/les périodes d’activité majeures durant lesquelles les poissons sont les plus actifs. Elles correspondent à deux ou trois heures de la journée ou de la nuit, au moment où l’astre lunaire est, soit au zénith, soit à l’opposé. !Pour les pêcheurs, il s’agit évidemment des moments les plus propices pour effectuer de belles prises ; 2/les périodes « mineures » qui se situent au moment du lever ou du coucher de la lune ou du soleil. Elles sont de fait bien moins importantes en terme de durée que les périodes majeures. Toutefois, durant celles-ci, l’activité de la vie aquatique est plus soutenue qu’à l’accoutumée, et ce, aussi bien en eau douce qu’en mer. Ces tables ne correspondent à aucune loi physique ou mathématique, seulement à l’analyse d’un grand nombre d’échantillons qui montre que les périodes les plus favorables à la prise de poissons sont les jours précédents la pleine lune et la nouvelle lune. En revanche, les jours suivants la pleine lune quand à eux sont les moins propices. Il semblerait qu’après la nouvelle lune, en lune croissante, la période est favorable à la prise de poissons, que ce soit en rivière ou en mer. Il apparaîtrait que les poissons soient plus voraces et qu’ils se jettent plus facilement sur les appâts. Il est également coutume de dire au sein de la communauté des pêcheurs que les jours précédant la pleine lune sont propices à la pêche aux carnassiers d’eau douce. Pourquoi? À la pleine lune, les poissons de rivière s’aventurent peu, restant cachés, à l’exception des espèces carnassières qui partent plus facilement en chasse. Ceci expliquant cela, on peut se poser la question de l’influence de la luminosité dans ces comportements. Brochets, sandres et silures sont en général de sortie. Pour d’autres pêcheurs, la meilleure période pour la pêche se situe entre le dernier quartier et le premier quartier de la nouvelle lune, au moment où la luminosité lunaire est la moins intense. Là encore on retrouve ce phénomène de luminosité qui doit jouer sur le comportement des poissons, plus que l’attraction lunaire en elle-même. Comme vous le voyez les avis sont partagés… Donc que faut il faire ? Rien ou au contraire ne choisir ces jours et heures de pêche uniquement en fonction d’un calendrier ? Je reprends ce que j’écrivais plus haut, et je persiste et signe, il faut aller pêcher dès que vous le pouvez, et si la tempête Nuria tente de vous dissuader de sortir, ne l’écoutez pas, couvrez vous bien et tentez votre chance dans les affluents encore clairs ! Si vous revenez bredouilles évidemment vous pourrez toujours dire que le temps était pourri, mais si par un des miracles dont la pratique de la pêche nous gratifie quelquefois, vous prenez ne serait ce qu’une truitelle, ce poisson aura la valeur d’un trophée ! Surtout si vous l'avez prise avec un MickeyFinn !!!!
par Gilbert Marc 20 mars 2025
Une belle journée sur le Rio …..G…. Personnellement je ne suis pas un fanatique des réseaux sociaux, mais je suis le premier à reconnaître,que cette manière nouvelle de communiquer, a ,d’une part, révolutionné l’utilisation des téléphones et d’autre part permis de voir l’apparition de nouveaux métiers. Je veux parler des créateurs de contenu. Je suppose que vous ne savez pas ce que cela veut dire...Mais si je vous dis influenceurs….certainement vous comprendrez mieux ! En fait les réseaux sociaux sont devenus les supports technologiques d’ une nouvelle forme de la réclame, de la publicité, de l’incitation à consommer. Nous sommes très loin des discussions autour d’un café, entre passionnés de football, de pêche ou de politique. Donc de manière naturelle, pour organiser et surtout valoriser cette nouvelle forme de publicité, sont apparus les influenceurs, ou créateurs de contenus, qui au travers des plateformes, (Instagram, FaceBook,TikTok, YouTube et autres) diffusent des informations chargées de vous convaincre d’utiliser, donc d’acheter. tel ou tel produit soi disant miracle. Et dans le domaine de la pêche aussi. Et après ce long préambule, je peux vous dire que j’ai rencontré ici en Aragon un influenceur, venu pour créer du contenu, avec un vidéaste professionnel avec pour objectif de faire un film reportage destiné à être diffusé sur les fameux réseaux sociaux. Le secret professionnel et les lois protégeant les créateurs m’interdisent de diffuser toutes les informations et toutes les images contenues dans ce publi reportage. Par contre je peux vous raconter les deux journées, passées en compagnie de ces charmants jeunes hommes, et de vous montrer les photos que j’ai prises avec mon appareil. Sans trahir personne je peux vous révéler que nous étions sur les bords d’une rivière que j’adore et qui coule au pied du gîte. Et que l’objectif était de faire une vidéo sur la pêche de la truite au leurre. Et que ces jours là, par je ne sais quel miracle,tous les voyants étaient au vert : un temps gris et humide,des eaux froides,mais pas trop, claires,mais pas trop, et des truites en activité, mais pas trop quand même… Après avoir installé l’équipe de tournage, je regardais si je ne pouvais pas pêcher de mon côté,non pas au leurre , mais à la mouche, au cas où.. Les miracles arrivent quelquefois, pendant que le remplaçant pyrénéen de Brad Pitt, sortait truites sur truites avec un leurre fait pour attraper des brochets et des sandres,un peu plus en amont les truites se mirent à gober, à nympher, bref à bouger! Et là deuxième miracle j’avais la bonne mouche, et à mon tour je me mis à sortir truites sur truites, et que des belles s’il vous plaît ! Je finis par croire que j’étais devenu un redoutable prédateur, et j’étais sur point de vous téléphoner pour partager ce merveilleux moment, quand le cameraman, me proposa de faire une prise pour disait il garder un souvenir. Je me mis en position favorable par rapport à la lumière et aux reflets de l’eau, et avec mon style désuet je parvins à propulser de l’autre côté du courant, la mouche qui avait bien fonctionné quelques minutes auparavant. Et là troisième miracle venue de nulle part une truite énorme, bien plus énorme que dans mes rêves les plus fous, vint gober ma mouche , minuscule, dans sa grande gueule. Je fus tellement surpris que je ne ferrais pas et heureusement car sinon la truite m’aurait tout cassé, ou je lui aurais enlevé de la bouche. Je vous épargne les détails de la bagarre, de la mise à l’épuisette et des congratulations qui suivirent . C’est toujours un peu pareil et au final une truite aussi grosse aussi belle, monument historique de la rivière, aura mérité bien la photo souvenir que je partage avec vous..
par Gilbert Marc 22 janvier 2025
J’ai eu la chance de rencontrer dans ma vie de pêcheur à la mouche, quelques pêcheurs exceptionnels. Je dis exceptionnels, car ils n’étaient pas comme tout le monde, mais ils n’étaient pas forcément des preneurs,prédateurs, de poissons, exceptionnels. Leur originalité pouvait s’exercer dans leur philosophie de vie adaptée à leur pratique de la pêche à la mouche, ou leur manière de concevoir la pêche comme une forme de compétition entre eux et les poissons. Ou dans leur capacité d’observation presque surnaturelle, liée le plus souvent à une vision largement au dessus de la normale. Mais ils pouvaient aussi être des pêcheurs lanceurs d’exception. Ce n’étaient pas forcément les meilleurs preneurs, mais,quand même… Alors ce soir je vais vous raconter l’histoire d’un ami italien, un vrai ami, qui hélas n’est plus là pour partager avec moi les bonheurs et les malheurs de la vie. J’avais rencontré Pierangelo sur les bords de la Loue en Franche Comté, en juin 1992. En fait Pierangelo avait demandé à Marc Gatez, le propriétaire du Lodge de La Piquette, s’il pouvait venir pêcher sur son parcours. Comme nous avions réservé toutes les chambres et donc toute la pêche, Marc, toujours à l’affût d’une occasion de gagner un peu d'argent, m’avait demandé à moi le « chef » du club, si nous accepterions de laisser pêcher une ou deux journées, un pêcheur italien de passage. Pour ceux qui me connaissent c’était une évidence, et en fait d’une ou deux journées ce fut une douzaine d’années de partage, de rires, de fêtes incroyables et de parties de pêche encore plus mémorables. Nous étions jeunes et fous, fous de pêche et la pêche à la mouche était notre manière à nous de croquer la vie à pleines dents. C’était aussi le lien, qui donnait à cette amitié une saveur authentique et délicieuse. Mais pour être franc, j’étais quand même un peu jaloux de Pierangelo. Jaloux parce que d’une part il avait une femme d’une exceptionnelle beauté italienne, et aussi parce qu’il avait,pour son initiation de pêcheur au fouet, suivi les cours d’un maître italien,Roberto Pragliola,qui depuis 15 ans à l’époque avait mis au point une nouvelle technique de lancer pour la pêche à la mouche sèche : la TLT ou Technique de Lancer Total. Car Pierangelo n’était une vieille main, il avait été victime d’un accident de chasse, heureusement sans trop de séquelles,qui l’avait dégoûté du monde des chasseurs, et à 35 ans il avait décidé de se lancer dans l’aventure de la pêche à la mouche. Et du coup il avait eu la chance de pouvoir apprendre à lancer (surtout) et à pêcher (un peu) avec le bon Roberto. Inutile de vous dire que sur les lisses de la Piquette ce type de lancer ne servait pas à grand-chose, mais c’était tellement beau à voir..Par contre quand je retrouvais quelques semaines plus tard, sur les bords du Haut Verdon, mon nouvel ami, je compris tout de suite l’intérêt de cette technique de lancer. Roberto Pragliola était réellement un pêcheur exceptionnel et en même temps un précurseur,visionnaire qui avait compris, que seule la pêche à la mouche sèche était le moyen de préserver le capital halieutique des rivières d’Europe de l’Ouest. Alors ce soir en hommage,à la fois à Pierangelo , mais aussi à GianPierro , Augusto , Mauro et les autres, je vais très rapidement vous décrire les différents types de lancer avec une canne à mouche et une soie.
par Gilbert Marc 15 janvier 2025
Et il faut bien une journée entière pour tout lire et comprendre les modifications....
par Gilbert Marc 13 décembre 2024
Le bas de ligne doit à la fois être discret pour permettre de leurrer les poissons et suffisament épais pour transmettre l'énergie cinétique de la soie et de la canne. J’ai décidé de faire ce petit article sur les bas de lignes après avoir reçu cette année en Aragon, à deux reprises, un pêcheur d’un certain âge (le mien!), qui utilisait des bas de lignes pour une pêche en sèche tout à fait traditionnelle,d’une complexité qui elle n’était pas traditionnelle! J’adore rencontrer des gens,surtout des pêcheurs à la mouche, et pouvoir partager avec eux des souvenirs, des expériences et surtout des bons moments de convivialité. Mais j’aime bien aussi pouvoir avec ces mêmes pêcheurs, discuter un peu de technique et de ces discussions jaillit souvent la lumière. Je dois l’avouer le bricolage ne m’a jamais ni intéressé ni réussi! Alors que j’adore monter des mouches , je n’ai jamais pu «bricoler» un moulinet ou une canne, ou un bas de ligne. Et quand j’ai commencé à pêcher à la mouche,c´était hélas à une époque où les conseils étaient difficiles à trouver, la pêche à la mouche était entourée d’une aura de mystère et cela ne facilitait pas l’accès à la connaissance et à la technique. Tout ça pour dire que je suis un autodidacte complet, et que tout ce que j’ai appris je l’ai appris quasiment tout seul. Et en particulier pour la bonne utilisation du matériel, je peux dire que les premières années, en particulier n’ont pas été faciles faciles. Mais finalement à force d’accumuler les bredouilles, je finis par prendre ma première truite en mouche sèche sur la Vis en amont de Ganges, au niveau du pont de Saint Laurent le Minier. Je me souviens bien sûr de ce jour merveilleux, pour deux raisons. La première bien sûr c’était parce que, enfin je pourrais dire en rentrant de la pêche,«j’en ai pris une pas vilaine..», et la deuxième raison c’est que nous étions mon frère et moi partis pêcher à la fin de la contre visite* sans avoir vraiment pris le temps de vérifier notre matériel, entassé à la va vite dans le coffre de la voiture, et que en arrivant, nous avions constaté avec horreur que nous avions oublié,toutes nos bobines de fils et que nous n’avions à notre disposition pour attacher notre mouche qu’une bobine de 20 centièmes à nous partager. Bon à l’époque il faut l’avouer, il était assez rare de pêcher avec un diamètre inférieur à 14 centièmes en pointe. Nous pêchions avec un bas de ligne du commerce queue de rat classique qui se prolongeait par une pré pointe en 18 et se terminait avec une pointe en 16 ou 14.
Les plumes de coq pardo du Léon, un must pour monter nymphes, mouches noyées et sèches.
par Gilbert Marc 21 novembre 2024
Gilbert, le spécialiste de la pêche à la mouche en Aragon, a visité la province du Léon, un autre paradis de la pêche à la mouche et... domicile des célèbres coqs Pardo.
2024 en Aragon : une saison marquée par de fortes crues fréquentes, enrecoupées de périodes chaudes
par Gilbert Marc 3 novembre 2024
La saison de pêche à la mouche 2024 en Aragon a été rendue difficile par le changement climatique : de (trop) nombreuses crues, un été très chaud et sec. Gilbert livre ses impressions et réflexions.
Un pamphlet pour dénoncer les excès de notre système
par Gilbert Marc 22 juillet 2024
L'été est devenu depuis quelques décennies le symbole des vacances et du partage de moments de détente en famille ou entre amis. Mais hélas, c'est aussi un moment où nous pouvons prendre conscience de la surpopulation du globe terrestre! Je viens de lire un article qui décrit la mise en service en avril dernier d'un chalutier géant sorti des chantiers navals de Bremenhaven dans le nord de l'Allemagne. Ce texte publié sur les réseaux sociaux par la mouvance écologique européenne, a pour but de dénoncer la pêche industrielle. En soi le fait de créer un énorme bateau usine pour prélever des protéines d'origine animale (gratuites) n'a finalement pas grande importance si l'on considère la finalité. Car en pratique pour pouvoir manger l'humanité n'a jamais fait autre chose que d'utiliser les ressources du globe terrestre. Ce qui a changé c'est tout simplement l'échelle de grandeur. Entre le début du XXème siècle et aujourd'hui la population mondiale a été multipliée par 5. Il ne faut donc pas s'étonner que la taille des bateaux de pêche ait suivie la même croissance! Et il faut encore moins s'étonner que des écologistes bien pensants publient des vidéos dénonçant ce système.... Mais le vrai problème n'ait pas la taille des bateaux de pêche ou des chaluts, le vrai problème est qu'il faut bien nourrir les 9 milliards d'humains qui seront dans 25 ans un bon milliard de plus. Nos amis les écologistes n'en parlent jamais et je suis assez surpris de ne pas lire ou entendre un nouveau prophète qui osera dire la vérité. Nous sommes trop nombreux beaucoup trop! Et je dois le dire il est urgent d'entreprendre VOLONTAIREMENT, un plan de diminution de la biomasse humanoïde. Et de la manière la plus simple et la plus logique qui soit. Régulation des naissances et raccourcissement de la durée de vie. Si nous supprimons avant la conception un bébé sur deux et si nous poussons doucement vers la sortie la moitié des personnes âgées de plus de 70 ans, le problème des chalutiers géants ne sera plus d'actualité en une trentaine d'années. Et 30 ans c'est très peu à l'échelle de la vie sur la Terre. Bien sûr c'est une utopie imbécile, et irréalisable. Car cela ne changera pas la donne l'humanité sera toujours la même et dans un siècle les mêmes problèmes reviendront. Il vaut bien mieux attendre tranquillement la prochaine guerre mondiale et la prochaine pandémie qui auront les mêmes effets et qui, malheureusement n'empêcheront pas le réchauffement inéluctable de la planète. qui finira bien par se débarrasser de l'espèce humaine pour la remplacer par une nouvelle espèce dominante qui je l'espère de tout coeur permettra la pratique de la pêche sans limites !!! https://www.youtube.com/watch?v=gT_paC2wVTg https://bloomassociation.org/bloom-infiltre-linauguration-secrete-dune-machine-dextermination-de-locean/
Quelques réflexions de Gilbert sur l'avènement des perdigones.
par Gilbert Marc 16 mai 2024
Les perdigones, nymphes ou leurres ? Gilbert nous explique l'histoire de ces mouches, et nous livre quelques réflexions sur leur utilisation.
La Palaretta, une mouche noyée à corps jaune et fibres de pardo, efficace dans les courants.
par Gilbert Marc 1 mars 2024
En 1932, Louis Carrère publiait un livre sur la pêche à la mouche parlant de la Palaretta, cette mouche noyée espagnole à corps jaune et collerette en fibres de pardo, si efficace sur les truites dans les courants.
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